Oct 26

06A l’approche de la COP21, la conférence mondiale sur le climat fin novembre, Aubervilliers et Plaine Commune montrent leur engagement pour lutter contre le réchauffement climatique.

La gestion dite différenciée des parcs et jardins de la ville illustre cette volonté.

« Parfois, des habitants nous disent que les espaces verts ne sont plus entretenus…  », relatent les agents des Parcs et jardins de Plaine Commune. C’est tout le contraire ! Certes, l’environnement urbain et naturel a pu changer ces dernières années  : pelouses plus hautes, plantes qui poussent ici et là, au pied des arbres et des lampadaires. La raison ? « La gestion différenciée  », une politique lancée en 2011. Cette nouvelle approche « redonne sa place à la nature pour ramener de la biodiversité en ville ».

Préserver la santé des agents et des habitants

Inscrite dans l’Agenda 21 d’Aubervilliers, pour adapter la ville au changement climatique, la gestion différenciée favorise également la lutte contre les pollutions ainsi que la préservation de la santé des agents et habitants par moins de recours aux produits chimiques. L’usage des produits phytosanitaires a été banni pour l’entretien des plantes et arbustes.

Travailler différemment

Ce changement s’illustre au n°112 de la rue Hélène Cochennec, où la pelouse, au pied de la barre d’immeuble, a poussé, sans tonte, jusqu’au mois d’août cette année. « Seule une bande d’environ 70 cm de large est régulièrement coupée pour montrer aux habitants que nos services entretiennent le site », raconte Jean-Marie Pichon, responsable d’équipe. C’est la pratique de fauchage tardif. « On laisse pousser le gazon, d’avril à novembre si tout va bien, et toutes les fleurs et plantes qui ne pousseraient pas avec une tonte chaque semaine et l’usage de produits phytosanitaires profilèrent ».

Ainsi, un figuier a poussé au pied d’un mur, là un buddleia permet de voir apparaître les papillons en nombre. Aux ruches d’Aubervilliers, José Tonneaut, autre responsable d’équipe, précise que « le trèfle a poussé avec le fauchage tardif. C’est une plante mellifère*, particulièrement appréciée des abeilles ».

Un composteur, construit par les jardiniers au 112, évite les allers-retours successifs à la déchèterie et permet d’obtenir de l’humus ou de l’engrais naturel. La gestion différenciée nécessite cependant « un suivi et une formation des agents, pour qu’ils testent différentes méthodes », indique Sylvie Bernardin, directrice de l’UT Parcs et jardins. « Cette méthode implique de travailler différemment », reconnaît José Tonneaut.

D’où 5 jours de formation chaque année pour les agents. Moins de recours à la machine signifie davantage de travail pour les personnels avec des méthodes traditionnelles, comme le binage, le paillage. « C’est un retour aux sources, plus physique ! » conclut un agent des Espaces verts.

*Plante produisant du nectar

Angelina Baldy

En lien avec les actions Agenda 21 n°1 « Élaborer un plan climat énergie territorial à l’échelle communale’, n°2 « Coordonner une politique de sensibilisation à la pratique des écogestes »


Poster un commentaire