Déc 05

C’est une mesure peu courante dans le logement social. Pourtant, elle comporte de nombreux avantages en matière de développement durable. L’OPH s’apprête, en janvier, à mettre en service une chaufferie à bois dans quatre résidences, 112 et 120 rue Hélène Cochennec, 91 et 114 rue Charles Tillon, à la place de l’ancien système de chauffage à gaz. Plus de 655 logements sont ainsi concernés.

Grâce à la nouvelle venue, 1 500 tonnes de CO2 par an seront dispersées en moins dans l’air qui nous entoure ! Soit l’équivalent de la production de 1 000 voitures roulant chacune 15 000 km. En effet, lors de la combustion, le bois ne fait que restituer à l’atmosphère le CO2 qu’il a emmagasiné pendant sa croissance, contrairement au gaz, énergie fossile, qui en libère une quantité additionnelle.

Ce n’est pas tout. Le bois – sous forme de copeaux issus de plusieurs espèces d’arbres – est issu de l’exploitation de forêts de proximité, avec création d’emplois à la clé. Tandis que les cendres obtenues sont réutilisables dans l’agriculture.

Ces arguments de poids ont décidé le bailleur à, depuis cet été, démonter les anciennes chaudières, les remplacer par une chaudière à bois, desservir l’ensemble des bâtiments via un nouveau réseau enterré de 800 m de tuyaux, créer une voie pour le passage des camions de livraison de bois… Le tout pour 1,5 million d’euros.

« Un pari sur l’avenir », selon le président de l’OPH, Ugo Lanternier, d’autant plus qu’à l’achat le bois est plus économique que le gaz, ce qui devrait faire baisser les charges locatives de 5 à 15 %.

Naï Asmar
Le 5 décembre 2012


Poster un commentaire