Juin 06

22Mobilisation des habitants du quartier Villette-Quatre-Chemins.

Ils aiment leur ville au sens propre et ils le prouvent. L’opération Nettoyage de printemps, initiée par l’équipe d’animation du
quartier Villette-Quatre-Chemins, a réuni une dizaine d’habitants volontaires, samedi 25 mai.
Armée de pinces, balais et poubelles roulantes, la « clean force » était escortée par deux voitures de la Police municipale et aidée par les agents de l’Unité territoriale (UT) Propreté d’Aubervilliers.
Leur arme principale : l’humour ! Environ 800 tracts annonçant cette déambulation « coup de balai ! » avaient été distribués avant l’opération. « Les habitants réagissent très bien puisqu’ils sont les premiers à se plaindre de la saleté ! insiste Liliane Balu, présidente de l’équipe d’animation du quartier, mais ce n’est pas par manque de travail des agents de l’UT Propreté que le quartier est sale : avec ou sans humour, et toujours de façon courtoise, il faut faire comprendre aux gens qu’ils sont aussi responsables de leur cadre de vie ».

Le but de cette opération était justement de sensibiliser les habitants, en montrant l’exemple. « Soyez pas chiens ! Je ramasse, ramassez ! » indique la pancarte que Chantal a réalisée pour l’occasion.
« Ce n’est pas par paresse, mais par manque d’éducation que les gens jettent leurs ordures partout. Nous sommes là pour faire passer ce message », souligne Madeleine, une résidente de la rue de l’Union.

Et il y a du travail ! Des mégots et des chewing-gums qui s’amassent à l’entrée des bistrots, des ordures jetées par les fenêtres ou sur
les trottoirs…
« Plus on en ramasse, plus il y en a », résume Franck Parize, responsable de la Propreté urbaine. Le service emploie
« entre 15 et 18 agents dans chacune des 5 antennes de la ville. Certains sont découragés. »
Pour faire, elle aussi, oeuvre pédagogique, l’Unité Propreté a commencé à installer, dans chaque rue de la ville, des panneaux
annonçant l’heure de passage des agents (voir ci-contre). « Les habitants constateront ainsi par eux-mêmes, à 15 h, l’état d’une rue nettoyée à 9 h… »

A. S.