Mar 06

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La municipalité d’Aubervilliers met en place plusieurs visites de sensibilisation dans les garages, pressings et chantiers de la ville.

Sa mallette sous le bras, Malik Henni-Chebra longe la rue du Goulet, derrière le marché du Centre. Puis, cet inspecteur du service municipal Santé-Environnement pénètre dans un garage automobile.

Il y effectue une nouvelle visite de sensibilisation en matière de qualité de l’air et de traitement des déchets produits. « Entre juillet et septembre, nous avons été voir, sans les prévenir au préalable, environ quatre-vingt-dix garages, pressings et chantiers. Ceci, pour constater leurs pratiques et les informer si besoin des règles à observer. Maintenant, nous y retournons pour vérifier si nos recommandations ont été appliquées », explique l’inspecteur habilité.
A chaque type de déchets, un circuit spécifique A l’entrée, il observe que des bennes sont disposées pour trier les déchets : parechocs, pièces en plastique, tôles… Un bon
point. Chaque type de déchets produit par ces activités, qu’il soit dangereux ou  non, doit emprunter un circuit spécifique : déchèterie, recyclage par une entreprise spécialisée…
« Certains les jettent malgré tout dans les poubelles à ordures ménagères », relève l’agent. Dans l’atelier, un peu plus loin, un carrossier brique une voiture. « Même ce chiffon doit être recyclé. Direction la déchèterie dans une borne spéciale ».

Alerter et accompagner Une fois dans la cabine de peinture, il vérifie l’état des filtres à l’entrée des évacuations au sol et au plafond, qui doivent être changés régulièrement, et rappelle que la cabine doit être examinée une fois par an par un bureau de contrôle.
« La première visite tombait très bien car je venais d’ouvrir, assure M. Ayadi, le gérant. On m’a expliqué que je devais tenir un cahier de bordereaux de suivi des déchets, à faire tamponner et à conserver. Ce que je fais désormais ». Après cette rencontre, il a reçu un courrier récapitulatif détaillé sur les aspects environnementaux propres à son activité.
« Notre rôle est avant tout d’alerter et d’accompagner, insiste Malik Henni-Chebra. Mais si cela ne suffit pas, une troisième série de visites est prévue avec mises en demeure à la clé ». Ceci, en cas d’atteinte à la qualité de l’air, mais aussi d’installations bruyantes qui ne respecteraient pas les horaires et niveaux réglementaires d’émissions sonores.

Naï Asmar

 

En lien avec l’action n°2 de l’agenda 21 « Coordonner une politique de sensibilisation à la pratique des écogestes »